Reportage indépendant, grilles plus nettes
Le président de la Fédération palestinienne de football s'oppose à son homologue israélien lors du Congrès FIFA

Lors du 76ème Congrès de la FIFA, qui s'est tenu jeudi, le président de la Fédération palestinienne de football, Jibril Rajoub, a refusé de se tenir aux côtés de Basim Sheikh Suliman, vice-président de la Fédération israélienne de football. Cet incident a marqué un moment particulièrement tendu de la rencontre.
Un geste symbolique ignoré
Les deux hommes ont été appelés à prendre la parole par le président de la FIFA, Gianni Infantino. Cependant, Rajoub a décliné l'invitation de se rapprocher de Suliman, un citoyen palestinien d'Israël. Malgré les efforts d'Infantino, qui a posé sa main sur le bras de Rajoub pour l'encourager à s'approcher, ce dernier a fermement refusé.
Une déclaration forte
Interrogée sur les propos de Rajoub lors de son refus, Susan Shalabi, vice-présidente de la Fédération palestinienne de football, a déclaré à l'agence Reuters : “Je ne peux pas serrer la main de quelqu'un que les Israéliens ont amené pour blanchir leur fascisme et leur génocide ! Nous souffrons.” Cette déclaration souligne la profonde indignation face à la situation des Palestiniens.
Réaction d'Infantino
Gianni Infantino, après cet incident, a pris la parole et a déclaré : “Nous allons travailler ensemble, Président Rajoub, Vice-Président Suliman. Travaillons ensemble pour donner de l'espoir aux enfants. Ce sont des questions complexes.” Cependant, cette tentative de réconciliation a été perçue par certains comme un manque de sensibilité envers le discours de Rajoub, où il avait réitéré son appel à ne pas permettre aux clubs israéliens d'établir des équipes dans les colonies de Cisjordanie.
Les répercussions du discours de Rajoub
Après le Congrès, Shalabi a exprimé à Reuters que l'invitation à un échange de poignées de main après les déclarations de Rajoub était absurde. Elle a déclaré : “Être mis dans une position où l'on doit se serrer la main après tout ce qui a été dit, cela annule tout le but du discours que le général [Rajoub] donnait.” Rajoub avait en effet passé près de 15 minutes à expliquer l'importance des règles et comment cela pourrait établir un précédent où les droits des associations membres seraient violés avec impudence.
Appel à la justice
La semaine dernière, la Fédération palestinienne de football (PFA) a fait appel auprès du Tribunal arbitral du sport contre la décision de la FIFA de ne pas sanctionner Israël concernant les clubs basés dans les colonies de Cisjordanie. La PFA soutient depuis longtemps que ces clubs ne devraient pas être autorisés à participer aux ligues gérées par l'Association israélienne de football (IFA).
Position de la FIFA
Le mois dernier, la FIFA a déclaré qu'elle ne prendrait aucune mesure contre l'IFA ou les clubs israéliens, invoquant le statut juridique non résolu de la Cisjordanie en vertu du droit international public. Cette décision a suscité de vives critiques et des appels à la justice de la part de la PFA.
Conclusion
Les événements récents lors du Congrès FIFA mettent en lumière les tensions persistantes entre les fédérations de football palestinienne et israélienne. Alors que les appels à la paix et à la justice continuent, la communauté internationale est confrontée à des choix difficiles pour soutenir les droits des Palestiniens tout en naviguant dans les complexités des relations israélo-palestiniennes.






